Bilan sur le segment conservateur
Créé à fin 2004, le segment conservateur (part B) investit essentiellement en obligations et instruments à revenu fixe, afin d’offrir une alternative d’investissement aux bénéficiaires désireux de se prémunir contre la volatilité des marchés boursiers durant leurs dernières années d’affiliation, pour tout ou partie de leurs avoirs acquis. Ce segment est ouvert à tous les bénéficiaires de 55 ans et plus désireux d’y investir. Les souscriptions sont possibles une fois par an (en fin d’une année civile pour le début d’année suivante) et se font sur une base totalement volontaire. Il appartient donc au bénéficiaire de décider, année après année, s’il souhaite ou non investir dans le segment conservateur et si oui, quel montant. A noter, toutefois, l’aspect irréversible de ces souscriptions, puisqu’une fois transférés dans le segment conservateur, les investissements ne peuvent plus retourner au segment traditionnel. Cette mesure permet de prémunir les bénéficiaires contre les risques de spéculation liés à des changements trop fréquents de stratégie au gré de l’évolution des marchés financiers.
Le portefeuille conservateur a permis de préserver la valeur nominale du capital depuis son lancement et a même généré une très légère plus value. Ce constat met en exergue la nécessité de disposer d’un horizon à long terme d’au moins 5 ans pour rester complètement investi dans le segment traditionnel.
A noter enfin que lors du lancement du segment conservateur, le comité de gestion suggérait aux bénéficiaires intéressés d’opter, pour autant que leur horizon temps le permette, pour un transfert progressif de leurs avoirs, afin de diluer le risque de » timing » lors du passage d’un segment à l’autre.
Il va de soi que le résultat final d’une telle opération dépend très clairement de l’évolution des marchés financiers durant la période considérée. Cette suggestion ne doit donc pas être interprétée comme une sollicitation pour l’adoption systématique d’une stratégie rigoureusement identique mais vise exclusivement à démontrer les avantages d’un transfert progressif planifié de manière disciplinée.
Il est également important de rappeler que le choix entre segment croissance (part A) et segment conservateur (part B) ne doit pas se baser sur des considérations de court terme liées à l’évolution attendue des marchés financiers mais s’apparente plutôt à un choix philosophique lié à la tolérance au risque financier propre à la situation personnelle de chaque individu et à son horizon-temps d’investissement.
Ainsi, le segment croissance (part A) de la CPIC, qui reste le segment principal, est axé sur le rendement à long terme. Il permet de participer à la croissance économique, par des placements diversifiés notamment en actions et en obligations. Son espérance de rendement à long terme plus élevée s’accompagne, toutefois, d’une volatilité parfois importante à court terme, à la hausse comme à la baisse.
Le segment conservateur, placé uniquement en obligations et instruments à revenu fixe, vise en revanche le maintien approprié de la valeur nominale de votre avoir, en limitant fortement la volatilité mais avec une espérance de rendement moindre sur la durée.